Verre, plomb,
⌀ 80 x 2,5 cm





Au milieu du XXe siècle, l’essor de la télévision fait apparaître la mire d’étalonnage : instrument d’ajustement et de normalisation. D’ordinaire tenue hors-champ, ce dispositif technique est ici transposé en plomb et en verre, pérennisant un motif voué à n’exister que par intermittence.
Là où le vitrail, autrefois, instruisait et orientait les regards, la mire contemporaine lisse et synchronise nos perceptions.
En scellant ce motif profane dans le médium sacré du vitrail, l’artiste transforme l’utilitaire en liturgique. La mire devient alors « Patène », ce plateau circulaire sur lequel repose l’hostie durant la messe.
L’œuvre tisse ainsi un pont entre l’omniprésence des écrans et l’ancienne tradition contemplative.